LA CROIX – Violences policières : Et si on se parlait ?

 

 » Le collectif « Citoyens et Policiers » organise des rencontres entre des agents et des militants « anti-flics » pour tenter d’apaiser les tensions au plus près du terrain.

Une initiative salutaire, alors qu’une marche « pour la justice et la dignité », contre les violences policières, est organisée dimanche 19 mars à Paris… « 

Par Flore Thomasset – Article du 19 mars 2017

Vous pouvez lire l’article sur la page du journal :

Violences policières : Et si on se parlait ?

Compte-Rendu de l’Atelier : « Comment dépasser ses propres préjugés »


Gaëlle et Fabien présentent le collectif Citoyens & Policiers – 4 mars 2017

RENCONTRE ENTRE LE COLLECTIF CITOYENS & POLICIERS ET Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR

DOCTEURE EN ANTHROPOLOGIE ET CHARGÉE DE MISSION AUPRÈS DE LA POLICE MÉTROPOLITAINE DE REYKJAVIK (ISLANDE)

Dans le cadre du forum « Vivre, apprendre et innover ensemble » organisé par l’association AFS (www.afs.fr), le collectif Citoyens & Policiers a été invité à présenter son projet et à rencontrer une représentante de la police islandaise lors d’un atelier centré sur les relations entre la police et la population ayant pour thème : « Comment dépasser ses propres préjugés ».

Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR est chargée d’un projet novateur de rapprochement police/population.

En Islande, l’immigration est toute récente. L’augmentation du flux migratoire dans ce pays a généré un accroissement de ce qui est appelé les hate crimes, littéralement les « crimes de haine ». La police métropolitaine de Reykjavik possède une unité spécialisée, inexistante en France.

Au cours de cet atelier rassemblant environ quarante participants anglophones, nous avons présenté le collectif et ses actions en faveur du rapprochement police/population. Ce partage a mis en parallèle la démarche de la police Islandaise, similaire à la nôtre. Son programme offre la possibilité pour un citoyen islandais de patrouiller avec la police, puis d’échanger sur les missions effectuées, ou encore d’organiser des réunions mensuelles entre les policiers et les citoyens, y compris des représentants des minorités.

Ce projet devrait déboucher sur un programme beaucoup plus complexe développé à grande échelle à tout le pays. Les résultats de ce programme seront présentés le 2 mai à Reykjavik. L’Islande a fait le choix de traiter les causes des problèmes et non leurs conséquences, en comptant sur la participation des citoyens.

Merci à AFS de nous avoir offert cette opportunité et à Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR d’avoir partagé son travail avec nous.

 

 

Document téléchargeable : compte-rendu-forum-AFS-OK.docx

Quelques rappels pour les collègues en arret-maladie

Article 100 du code de déontologie médicale (article R.4127-100 du CSP)
Un médecin exerçant la médecine de contrôle ne peut être à la fois médecin de prévention ou, sauf urgence, médecin traitant d’une même personne. Cette interdiction s’étend aux membres de la famille du malade vivant avec lui et, si le médecin exerce au sein d’une collectivité, aux membres de celle-ci.

Article 101 du code de déontologie médicale (article R.4127-101 du CSP)
“ Lorsqu’il est investi de sa mission, le médecin de contrôle doit se récuser s’il estime que les
questions qui lui sont posées sont étrangères à la technique proprement médicale, à ses connaissances, à ses possibilités ou qu’elles l’exposeraient à contrevenir aux dispositions du présent code ”.

Article 102 du code de déontologie médicale (article R.4127-102 du CSP)
“ Le médecin de contrôle doit informer la personne qu’il va examiner de sa mission et du
cadre juridique où elle s’exerce et s’y limiter.
“ Il doit être circonspect dans ses propos et s’interdire toute révélation ou commentaire.
“ Il doit être parfaitement objectif dans ses conclusions ”.

Article 103 du code de déontologie médicale (article R.4127-103 du CSP)
“ Sauf dispositions contraires prévues par la loi, le médecin chargé du contrôle ne doit pas
s’immiscer dans le traitement ni le modifier.
Si, à l’occasion d’un examen, il se trouve en désaccord avec le médecin traitant sur le diagnostic, le pronostic ou s’il lui apparaît qu’un élément important et utile à la conduite du   traitement semble avoir échappé à son confrère, il doit le lui signaler personnellement. En cas de difficultés à ce sujet, il peut en faire part au conseil départemental de l’Ordre ”.

Article 104 du code de déontologie médicale (article R.4127-104 du CSP)
“ Le médecin chargé du contrôle est tenu au secret envers l’administration ou l’organisme qui fait appel à ses services. Il ne peut et ne doit lui fournir que ses conclusions sur le plan administratif, sans indiquer les raisons d’ordre médical qui les motivent.
“ Les renseignements médicaux nominatifs ou indirectement nominatifs contenus dans les dossiers établis par ce médecin ne peuvent être communiqués ni aux personnes étrangères au service médical ni à un autre organisme ”.

Pour résumer un peu les articles cités ci-dessus concernant exclusivement l’exercice de la médecine de contrôle, voici ce qu’il faut retenir : (REGARDEZ BIEN LE POINT N°6 !!!)

1. Le médecin contrôleur doit exiger un contrat de l’employeur ou de la société mandataire et le communiquer au conseil départemental en application des articles L.462 du code de la santé publique et 83 du code de déontologie médicale.
2. Ce contrat doit préciser la nature des missions du médecin, rappeler les articles du code de déontologie médicale relatifs au contrôle médical et préciser les moyens mis en oeuvre pour assurer le respect de la déontologie médicale.
3. Le contrat doit limiter la mission du médecin contrôleur à la seule appréciation de justification médicale de l’arrêt de travail au jour du contrôle.
4. Il n’entre pas dans les missions du médecin contrôleur de se prononcer sur l’absence du patient lors d’un contrôle, mais uniquement de consigner, à l’attention de la société qui l’a mandaté, les circonstances qui ne l’ont pas rendu possible.
5. En cas de conclusions contraires à celles du médecin qui a prescrit l’arrêt, le médecin contrôleur doit entrer en contact avec le médecin traitant, de préférence avant la communication des conclusions au patient.
6. Le médecin contrôleur doit signaler au patient que ses conclusions, si elles sont contraires à celles du médecin prescripteur de l’arrêt de travail, permettent à l’employeur de suspendre le versement des indemnités complémentaires, mais laissent au patient la possibilité de s’en tenir aux prescriptions du médecin traitant sans commettre une faute vis-à-vis de son employeur.
7. Lorsque le médecin contrôleur conclut, après examen du patient, à l’absence de justification médicale de l’arrêt de travail et uniquement dans cette hypothèse, il doit transmettre cet avis au service médical de la Caisse. Le médecin contrôleur en informe le patient. (MAJ de juin 2008)
8. Le médecin contrôleur doit se borner à faire état de ses conclusions administratives à l’organisme qui l’a mandaté.
9. La durée du contrat et la rémunération du médecin contrôleur doivent être sans rapport avec le sens de ses conclusions.
10. Le médecin contrôleur ne devrait pas accepter une mission de contrôle s’il n’a pas une expérience certaine de la profession médicale.
11. Le médecin contrôleur devra se récuser chaque fois qu’il estimera, en raison de circonstances particulières, que ses conclusions peuvent être suspectées de partialité.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter l’intégralité du code de déontologie médicale: codededeontologiemedicale

 

Compte-Rendu de la réunion avec La révolution est en marche

Hadama Traoré de l’association La révolution est en marche et Gaelle Van Der Maslow du collectif Citoyens & Policiers

Suite à la publication d’une vidéo de Hadama Traoré, fondateur de l’association aulnaysienne La Révolution est en marche, Nous nous sommes rencontrés afin de travailler ensemble sur les problèmes des relations Police/Population dans les quartiers.

Vous pouvez retrouver des informations de l’association La Révolution est en marche sur leur page Facebook : La révolution est en marche

 

Cliquez-ici pour lire le compte-rendu de cette première réunion:

Compte-Rendu rencontre Aulnay sous bois

FRANCE INFO – Après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

 

« On est tous des citoyens français » : après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

Par Elise LAMBERT – Le 15 février 2017

Le dialogue est-il rompu ? Depuis la violente interpellation de Théo, jeudi 2 février, plusieurs rassemblements de soutien au jeune Aulnaysien ont été organisées et de nombreux manifestants y scandent leur détestation de la police et leur ras-le-bol des violences commises par certains membres des forces de l’ordre.

Dérapages des uns, réponses mimétiques des autres, le fossé entre certains citoyens et la police semble se creuser à chaque nouvelle « affaire ». Pourtant, partout en France, de nombreux citoyens et associations œuvrent à rétablir un lien entre la police et les habitants. Franceinfo a interrogé certains d’entre eux, pour qu’ils nous racontent leurs actions.

Pour lire l’article sur le site de France Info : C’est par ici

LES JOURS – L’homme qui voulait dialoguer avec les flics

 

Retour sur la première rencontre entre l’association d’Aulnay-sous-bois, La Révolution est en marche et le collectif Citoyens & Policiers.

Après l’affaire Théo L., Hadama Traoré, qui se verrait bien maire d’Aulnay en 2020, a invité des policiers chez lui pour discuter.

L’accès à l’intégralité de l’article est payant. Ça peut sembler frustrant. Mais mieux vaut un média financé par ses abonnés que soumis aux diktats de ses annonceurs publicitaires. Pensons-y

A lire ici : L’homme qui voulait dialoguer avec les flics – LES JOURS

 

FRANCE BLEU – Policiers et manifestants : comment rétablir le dialogue ?

 

Policiers et manifestants : comment rétablir le dialogue ?

par Nathalie Doménégo – Le 20 février 2017

 » Et si les forces de l’ordre et les manifestants dialoguaient, s’entendaient, se comprenaient ? Pourquoi ces violences, ces bavures, lors des manifestations ? Un collectif s’est créé à Paris pour tenter de rétablir le dialogue entre les citoyens et la police.

Depuis l’agression de Théo, certains médias et les réseaux sociaux se sont emparés de cette affaire. Ils affichent parfois des positions catégoriques, stigmatisant les policiers d’un côté, les jeunes des quartiers de l’autre; Le scénario est simpliste : d’un côté les racistes, de l’autre, les délinquants.

Il est déjà loin le temps où la population apportait des cafés aux policiers en faction. C’était après les attentats. Depuis les manifestations contres la loi travail, l’image de la police s’est écornée. Ces manifestations ont été marquées par des débordements et des échanges violents entre manifestants et policiers. A tel point que certains ont voulu comprendre cette mésentente, cette adversité nouvelle entre ces deux camps. Ils se sont parlés et ils ont monté un collectif intitulé Citoyens et policiers.  »

Notre témoignage à réecouter au micro de Nathalie Doménégo:

Podcast France Bleu