Match de foot – Citoyens & policiers

RETOUR SUR LE MATCH DU SIÈCLE
– « The place to be » –
Le 13 mai 2017 au stade de la Plaine (Paris 15e)

Un joueur « policier » et un joueur « citoyen » sur le banc de touche regardent les exploits de leurs coéquipiers.


Les membres du collectif Citoyens & Policiers sont arrivés vers 13 heures sur les lieux du crime afin de procéder aux premières constatations : mise en place de la buvette, préparation logistique essentielle à la bonne tenue de la rencontre entre policiers et citoyens, sous l’œil d’Alice Beuvelet, la photographe officielle du collectif sur cet événement (voir son site : www.alicebeuvelet.com).

Notre album photo du match :

Nous avons été rejoints par les deux invités d’honneur de cette journée :

– Lilian Thuram, ancien footballeur professionnel, champion du monde 1998, qui agit désormais avec sa fondation Éducation contre le racisme

– Jean-Pierre Havrin, contrôleur général honoraire, président d’honneur de la FSPN (Fédération sportive de la police nationale) et l’un des créateurs de la police de proximité

Nos amis de l’association sportive ESC XV, représentés par son président Jean-Claude Collin, nous ont également rejoints avec le matériel nécessaire au bon déroulement du match et un arbitre très professionnel pour encadrer la rencontre. C’est en grande partie grâce à eux que cet événement a pu avoir lieu : nous les remercions chaleureusement pour leur aide précieuse.

Étaient également présents, entre autres naturellement :

– Quentin Sauzay, de l’organisation ECHO

– Omer Mas Capitolin, de la plateforme Pour en finir avec les contrôles au faciès

– Nicolas Lavallée, de l’ONG Mouvement de la paix

– Patrick Jacquet, fonctionnaire de police à la retraite, ancien syndicaliste

– Alexandre Langlois, fonctionnaire de police, secrétaire général de la CGT-Police

Et, en qualité de journalistes :

– Cécile Bouanchaud pour Le Monde

– Bettina Kaps pour la Deutschlandradio

– Juliette Loiseau pour TV5 Monde (émission Les Hauts-Parleurs) et Témoignage chrétien

– Antoine Hasday pour La Chronique d’Amnesty International

La rencontre était symboliquement placée sous le signe de la police de proximité. Téléchargez ici le document expliquant la nécessité d’en revenir à une « polprox » : Par ici

Nous avons assisté à une très belle première mi-temps. Les joueurs nous ont offert un beau jeu avec beaucoup de fair-play. Quelques simulations de blessures ont été constatées en cours de match, mais l’arbitre a su élucider ces affaires de « violences policières », qui se sont avérées inexistantes.

À la seconde mi-temps, Patrick Jacquet a expliqué que l’équipe des policiers faisait preuve de trop de corporatisme, ne jouait pas assez la proximité et avait une fâcheuse tendance à vouloir faire du chiffre en marquant des buts, tandis que l’équipe des citoyens était un peu trop désorganisée, ne respectait pas les règles et avait une certaine habitude de disputer les ordres. Il a donc été décidé de mixer les équipes : des joueurs policiers ont échangé leurs maillots avec des joueurs citoyens. À noter que Lilian Thuram a alors rejoint l’équipe des policiers après avoir échangé son maillot avec celui d’un CRS !

Samuel, 16 ans, qui souhaite embrasser une carrière de policier, Nicolas de l’ONG le mouvement de la paix et Lilian Thuram, lors de la deuxième mi-temps.

Pendant le match, nous avons eu la présence d’invités surprises, bienvenus durant cette rencontre.

Le match s’est soldé sur un score de 3-3 : égalité parfaite. Il y a eu prolongation de la rencontre par une séance de tirs au but mais, les équipes étant mélangées, il a été décidé qu’elle ne départagerait pas le score final.

Jean-Claude Collin, président de l’ESC XV, etJean-Pierre Havrin ont remis les coupes à des représentants des deux équipes : Lilian Thuram pour les policiers et Gaëlle Van Der Maslow, du collectif Citoyens & Policiers, pour les citoyens. Jean-Pierre Havrin, après avoir proclamé le resultat, a annoncé que nous avions tous gagné, autant policiers que citoyens, et Jean-Claude Collin a ajouté qu’il était important que nous soyons tous des acteurs de la paix, et que ce match en était un bel exemple.

Les membres du collectif Citoyens & Policiers remercient chaleureusement tous les joueurs, les supporters, les soutiens, les associations amies présentes, nos « petites mains » qui nous ont énormément aidés dans la préparation et le déroulement de cet après-midi, les invités d’honneur, les invités tout court, bref tous les participants qui ont fait de cette rencontre une réussite.

Nous avons eu beaucoup de retours de participants mais également de policiers et de citoyens qui souhaitaient venir et n’ont pu être présents. Nous annonçons donc d’ores et déjà que ce match a été le premier d’une longue série : rendez-vous l’année prochaine sur le terrain !

Une nouvelle police de proximité ne résoudra pas toutes les tensions entre policiers et citoyens, mais elle peut contribuer sans conteste à les apaiser. Nous avons été témoins de l’émulation des deux équipes, de la bienveillance, du respect mutuel et du plaisir – du PLAISIR – de jouer ensemble, sur le même terrain, en toute amitié.

Vous pouvez également lire le compte rendu du match dans Le Monde : Par ici

Le MONDE – Un match de foot pour  » faire tomber le mur entre citoyens et policiers « 


Lilian Thuram, entouré de Samuel, 16 ans, qui souhaite devenir policier et de son père Nicolas, qui travaille au mouvement de la Paix. Le 13 mai au stade de la Plaine dans le XVe arrondissement de Paris.

 

 

Un match de foot pour « faire tomber le mur entre citoyens et policiers « 
– par Cécile Bouanchaud

Pour défendre un retour de la police de proximité, le collectif Citoyens et policiers a organisé samedi 13 mai un match de foot, en présence du champion du monde 1998 Lilian Thuram.

Physique râblé, cheveux gominés, tatouage aux biceps, Yvan s’élance vers son adversaire et lui fait un tacle. Patrick perd la balle en même temps que l’équilibre, avant de se tordre de (fausse) douleur. « On avait dit non aux violences policières ! », plaisante Gaëlle, l’une des cofondatrices du collectif Citoyens et policiers, créé sur les cendres de Nuit debout et des manifestations contre la loi travail, marquées par une montée des tensions entre manifestants et policiers, au printemps 2016.

Vous pouvez retrouver l’article dans son intégralité sur le site du journal : Par ici

L’âge de Faire – Dialogue avec la police


L’âge de Faire – Numéro de mai 2017 – LE PEUPLE DES JARDINS

Dans son numéro du mois de mai, l’âge de faire nous consacre une double page intitulée « Dialogue avec la police ». Vous pourrez y découvrir l’histoire du collectif et lire deux interviews de policiers qui travaillent au quotidien à nos côtés.
Nous remercions Lisa Giachino pour cet article de qualité !

Vous pouvez vous procurer le numéro sur le site du journal : En vente ici

Ce numéro est également illustré par notre amie, Marion PRADIER, qui a dessiné avec nous le logo du collectif.

LA CROIX – Violences policières : Et si on se parlait ?

 

 » Le collectif « Citoyens et Policiers » organise des rencontres entre des agents et des militants « anti-flics » pour tenter d’apaiser les tensions au plus près du terrain.

Une initiative salutaire, alors qu’une marche « pour la justice et la dignité », contre les violences policières, est organisée dimanche 19 mars à Paris… « 

Par Flore Thomasset – Article du 19 mars 2017

Vous pouvez lire l’article sur la page du journal :

Violences policières : Et si on se parlait ?

Compte-Rendu de l’Atelier : « Comment dépasser ses propres préjugés »


Gaëlle et Fabien présentent le collectif Citoyens & Policiers – 4 mars 2017

RENCONTRE ENTRE LE COLLECTIF CITOYENS & POLICIERS ET Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR

DOCTEURE EN ANTHROPOLOGIE ET CHARGÉE DE MISSION AUPRÈS DE LA POLICE MÉTROPOLITAINE DE REYKJAVIK (ISLANDE)

Dans le cadre du forum « Vivre, apprendre et innover ensemble » organisé par l’association AFS (www.afs.fr), le collectif Citoyens & Policiers a été invité à présenter son projet et à rencontrer une représentante de la police islandaise lors d’un atelier centré sur les relations entre la police et la population ayant pour thème : « Comment dépasser ses propres préjugés ».

Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR est chargée d’un projet novateur de rapprochement police/population.

En Islande, l’immigration est toute récente. L’augmentation du flux migratoire dans ce pays a généré un accroissement de ce qui est appelé les hate crimes, littéralement les « crimes de haine ». La police métropolitaine de Reykjavik possède une unité spécialisée, inexistante en France.

Au cours de cet atelier rassemblant environ quarante participants anglophones, nous avons présenté le collectif et ses actions en faveur du rapprochement police/population. Ce partage a mis en parallèle la démarche de la police Islandaise, similaire à la nôtre. Son programme offre la possibilité pour un citoyen islandais de patrouiller avec la police, puis d’échanger sur les missions effectuées, ou encore d’organiser des réunions mensuelles entre les policiers et les citoyens, y compris des représentants des minorités.

Ce projet devrait déboucher sur un programme beaucoup plus complexe développé à grande échelle à tout le pays. Les résultats de ce programme seront présentés le 2 mai à Reykjavik. L’Islande a fait le choix de traiter les causes des problèmes et non leurs conséquences, en comptant sur la participation des citoyens.

Merci à AFS de nous avoir offert cette opportunité et à Eyrún EYÞÓRSDÓTTIR d’avoir partagé son travail avec nous.

 

 

Document téléchargeable : compte-rendu-forum-AFS-OK.docx

Quelques rappels pour les collègues en arret-maladie

Article 100 du code de déontologie médicale (article R.4127-100 du CSP)
Un médecin exerçant la médecine de contrôle ne peut être à la fois médecin de prévention ou, sauf urgence, médecin traitant d’une même personne. Cette interdiction s’étend aux membres de la famille du malade vivant avec lui et, si le médecin exerce au sein d’une collectivité, aux membres de celle-ci.

Article 101 du code de déontologie médicale (article R.4127-101 du CSP)
“ Lorsqu’il est investi de sa mission, le médecin de contrôle doit se récuser s’il estime que les
questions qui lui sont posées sont étrangères à la technique proprement médicale, à ses connaissances, à ses possibilités ou qu’elles l’exposeraient à contrevenir aux dispositions du présent code ”.

Article 102 du code de déontologie médicale (article R.4127-102 du CSP)
“ Le médecin de contrôle doit informer la personne qu’il va examiner de sa mission et du
cadre juridique où elle s’exerce et s’y limiter.
“ Il doit être circonspect dans ses propos et s’interdire toute révélation ou commentaire.
“ Il doit être parfaitement objectif dans ses conclusions ”.

Article 103 du code de déontologie médicale (article R.4127-103 du CSP)
“ Sauf dispositions contraires prévues par la loi, le médecin chargé du contrôle ne doit pas
s’immiscer dans le traitement ni le modifier.
Si, à l’occasion d’un examen, il se trouve en désaccord avec le médecin traitant sur le diagnostic, le pronostic ou s’il lui apparaît qu’un élément important et utile à la conduite du   traitement semble avoir échappé à son confrère, il doit le lui signaler personnellement. En cas de difficultés à ce sujet, il peut en faire part au conseil départemental de l’Ordre ”.

Article 104 du code de déontologie médicale (article R.4127-104 du CSP)
“ Le médecin chargé du contrôle est tenu au secret envers l’administration ou l’organisme qui fait appel à ses services. Il ne peut et ne doit lui fournir que ses conclusions sur le plan administratif, sans indiquer les raisons d’ordre médical qui les motivent.
“ Les renseignements médicaux nominatifs ou indirectement nominatifs contenus dans les dossiers établis par ce médecin ne peuvent être communiqués ni aux personnes étrangères au service médical ni à un autre organisme ”.

Pour résumer un peu les articles cités ci-dessus concernant exclusivement l’exercice de la médecine de contrôle, voici ce qu’il faut retenir : (REGARDEZ BIEN LE POINT N°6 !!!)

1. Le médecin contrôleur doit exiger un contrat de l’employeur ou de la société mandataire et le communiquer au conseil départemental en application des articles L.462 du code de la santé publique et 83 du code de déontologie médicale.
2. Ce contrat doit préciser la nature des missions du médecin, rappeler les articles du code de déontologie médicale relatifs au contrôle médical et préciser les moyens mis en oeuvre pour assurer le respect de la déontologie médicale.
3. Le contrat doit limiter la mission du médecin contrôleur à la seule appréciation de justification médicale de l’arrêt de travail au jour du contrôle.
4. Il n’entre pas dans les missions du médecin contrôleur de se prononcer sur l’absence du patient lors d’un contrôle, mais uniquement de consigner, à l’attention de la société qui l’a mandaté, les circonstances qui ne l’ont pas rendu possible.
5. En cas de conclusions contraires à celles du médecin qui a prescrit l’arrêt, le médecin contrôleur doit entrer en contact avec le médecin traitant, de préférence avant la communication des conclusions au patient.
6. Le médecin contrôleur doit signaler au patient que ses conclusions, si elles sont contraires à celles du médecin prescripteur de l’arrêt de travail, permettent à l’employeur de suspendre le versement des indemnités complémentaires, mais laissent au patient la possibilité de s’en tenir aux prescriptions du médecin traitant sans commettre une faute vis-à-vis de son employeur.
7. Lorsque le médecin contrôleur conclut, après examen du patient, à l’absence de justification médicale de l’arrêt de travail et uniquement dans cette hypothèse, il doit transmettre cet avis au service médical de la Caisse. Le médecin contrôleur en informe le patient. (MAJ de juin 2008)
8. Le médecin contrôleur doit se borner à faire état de ses conclusions administratives à l’organisme qui l’a mandaté.
9. La durée du contrat et la rémunération du médecin contrôleur doivent être sans rapport avec le sens de ses conclusions.
10. Le médecin contrôleur ne devrait pas accepter une mission de contrôle s’il n’a pas une expérience certaine de la profession médicale.
11. Le médecin contrôleur devra se récuser chaque fois qu’il estimera, en raison de circonstances particulières, que ses conclusions peuvent être suspectées de partialité.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter l’intégralité du code de déontologie médicale: codededeontologiemedicale

 

Compte-Rendu de la réunion avec La révolution est en marche

Hadama Traoré de l’association La révolution est en marche et Gaelle Van Der Maslow du collectif Citoyens & Policiers

Suite à la publication d’une vidéo de Hadama Traoré, fondateur de l’association aulnaysienne La Révolution est en marche, Nous nous sommes rencontrés afin de travailler ensemble sur les problèmes des relations Police/Population dans les quartiers.

Vous pouvez retrouver des informations de l’association La Révolution est en marche sur leur page Facebook : La révolution est en marche

 

Cliquez-ici pour lire le compte-rendu de cette première réunion:

Compte-Rendu rencontre Aulnay sous bois

FRANCE INFO – Après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

 

« On est tous des citoyens français » : après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

Par Elise LAMBERT – Le 15 février 2017

Le dialogue est-il rompu ? Depuis la violente interpellation de Théo, jeudi 2 février, plusieurs rassemblements de soutien au jeune Aulnaysien ont été organisées et de nombreux manifestants y scandent leur détestation de la police et leur ras-le-bol des violences commises par certains membres des forces de l’ordre.

Dérapages des uns, réponses mimétiques des autres, le fossé entre certains citoyens et la police semble se creuser à chaque nouvelle « affaire ». Pourtant, partout en France, de nombreux citoyens et associations œuvrent à rétablir un lien entre la police et les habitants. Franceinfo a interrogé certains d’entre eux, pour qu’ils nous racontent leurs actions.

Pour lire l’article sur le site de France Info : C’est par ici