Compte-Rendu de la réunion avec La révolution est en marche

Hadama Traoré de l’association La révolution est en marche et Gaelle Van Der Maslow du collectif Citoyens & Policiers

Suite à la publication d’une vidéo de Hadama Traoré, fondateur de l’association aulnaysienne La Révolution est en marche, Nous nous sommes rencontrés afin de travailler ensemble sur les problèmes des relations Police/Population dans les quartiers.

Vous pouvez retrouver des informations de l’association La Révolution est en marche sur leur page Facebook : La révolution est en marche

 

Cliquez-ici pour lire le compte-rendu de cette première réunion:

Compte-Rendu rencontre Aulnay sous bois

FRANCE INFO – Après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

 

« On est tous des citoyens français » : après l’affaire Théo, comment réconcilier police et habitants ?

Par Elise LAMBERT – Le 15 février 2017

Le dialogue est-il rompu ? Depuis la violente interpellation de Théo, jeudi 2 février, plusieurs rassemblements de soutien au jeune Aulnaysien ont été organisées et de nombreux manifestants y scandent leur détestation de la police et leur ras-le-bol des violences commises par certains membres des forces de l’ordre.

Dérapages des uns, réponses mimétiques des autres, le fossé entre certains citoyens et la police semble se creuser à chaque nouvelle « affaire ». Pourtant, partout en France, de nombreux citoyens et associations œuvrent à rétablir un lien entre la police et les habitants. Franceinfo a interrogé certains d’entre eux, pour qu’ils nous racontent leurs actions.

Pour lire l’article sur le site de France Info : C’est par ici

FRANCE INTER – Le téléphone sonne

Le Collectif Citoyens & Policiers était présent sur France Inter le 10 février 2017, dans l’émission « Le Téléphone sonne », pour participer au débat sur cette question :

« Comment réconcilier les forces de l’ordre avec les citoyens en général et les habitants des cités en particulier ? »

Vous pouvez réécouter l’émission en suivant ce lien :

Le téléphone sonne du 10 février 2017

LES JOURS – L’homme qui voulait dialoguer avec les flics

 

Retour sur la première rencontre entre l’association d’Aulnay-sous-bois, La Révolution est en marche et le collectif Citoyens & Policiers.

Après l’affaire Théo L., Hadama Traoré, qui se verrait bien maire d’Aulnay en 2020, a invité des policiers chez lui pour discuter.

L’accès à l’intégralité de l’article est payant. Ça peut sembler frustrant. Mais mieux vaut un média financé par ses abonnés que soumis aux diktats de ses annonceurs publicitaires. Pensons-y

A lire ici : L’homme qui voulait dialoguer avec les flics – LES JOURS

 

FRANCE BLEU – Policiers et manifestants : comment rétablir le dialogue ?

 

Policiers et manifestants : comment rétablir le dialogue ?

par Nathalie Doménégo – Le 20 février 2017

 » Et si les forces de l’ordre et les manifestants dialoguaient, s’entendaient, se comprenaient ? Pourquoi ces violences, ces bavures, lors des manifestations ? Un collectif s’est créé à Paris pour tenter de rétablir le dialogue entre les citoyens et la police.

Depuis l’agression de Théo, certains médias et les réseaux sociaux se sont emparés de cette affaire. Ils affichent parfois des positions catégoriques, stigmatisant les policiers d’un côté, les jeunes des quartiers de l’autre; Le scénario est simpliste : d’un côté les racistes, de l’autre, les délinquants.

Il est déjà loin le temps où la population apportait des cafés aux policiers en faction. C’était après les attentats. Depuis les manifestations contres la loi travail, l’image de la police s’est écornée. Ces manifestations ont été marquées par des débordements et des échanges violents entre manifestants et policiers. A tel point que certains ont voulu comprendre cette mésentente, cette adversité nouvelle entre ces deux camps. Ils se sont parlés et ils ont monté un collectif intitulé Citoyens et policiers.  »

Notre témoignage à réecouter au micro de Nathalie Doménégo:

Podcast France Bleu

 

Appel à l’apaisement et au dialogue

Appel à l’apaisement et au dialogue

Le Collectif Citoyens & Policiers travaille à mettre en place les conditions nécessaires à un rapprochement population/police. Retrouvons une police au service de la population et de l’intérêt général, et non au service de l’intérêt particulier de ceux à qui elle est confiée.

Suite à l’interpellation de Théo, le 29 janvier à Aulnay-sous-Bois, et aux violences qu’il a subies de la part de fonctionnaires de police, nous assistons à une explosion de haine inouïe de la part de citoyens mais également de policiers, chaque camp condamnant l’autre. Dès le début, nous avons eu droit à une exposition médiatique importante de l’affaire sans attendre les conclusions de l’enquête, même si les faits qu’a subis Théo sont graves et intolérables.

L’emballement émotionnel et les réactions viscérales des uns et des autres, qui s’affrontent de la même façon que des gangs se disputeraient un territoire, sont le résultat de politiques menées depuis plusieurs années, qui ont conduit à une division toujours plus grande, engendrant incompréhension, mépris, intolérance et confrontations. Nous assistons impuissants au déroulement de ce cycle depuis des années : dès lors que des fonctionnaires de police sont impliqués dans des violences, au lieu d’emprunter la voie du dialogue et de chercher des solutions pour remédier à ces problèmes, l’État répond par la répression, provoquant ainsi un sentiment d’impunité et d’injustice auprès de la population.

Et le cycle se répète.

Combien de temps encore devrons-nous attendre pour que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités et se focalise sur les causes du problème et non les conséquences ?

Combien d’années encore les citoyens de ces quartiers devront-ils attendre avant d’être entendus ? Eux qui font face quotidiennement à une présence policière de plus en plus répressive : contrôles abusifs, violences physiques, insultes, irrespect, et qui ne voient la police que dans le cadre de ses missions d’intervention et non de prévention ? Ils doivent aussi affronter le diktat des dealers et leur guerre de territoires dans l’omerta.

Combien d’années encore les policiers qui doivent intervenir dans ces quartiers devront-ils attendre avant d’obtenir des formations solides et adaptées ?

Combien de temps encore devront-ils subir des ordres inadaptés à la situation qui, dans la course statistique au résultat, ne prennent plus en compte la satisfaction des citoyens envers leur police et déshumanise totalement les relations ?

Les gouvernements successifs n’entretiennent pas seulement le fossé, ils creusent un gouffre béant.

Nous condamnons autant les violences que les policiers subissent au quotidien que celles que subissent les habitants des quartiers.

Le manque de reconnaissance, de justice sociale, de sens du travail, de perspectives d’avenir sont pourtant des problématiques communes aux policiers et aux citoyens, qui devraient réfléchir ensemble pour s’attaquer ensemble aux racines du problème.

L’État a délaissé certains territoires (fermeture de bureaux de poste, de postes de police, de commerces de proximité, déserts médicaux, etc.) et a laissé pourrir la situation. Il a même initié de grands projets immobiliers pour au final proposer des cages à lapins engendrant bruits et troubles du voisinage.

À qui profite le crime ?

Il est plus que temps, il est même indispensable d’ouvrir un dialogue entres les policiers et les citoyens de ces territoires appelés banlieues, quartiers difficiles, zones de sécurité prioritaires, cités, ghettos…

Les policiers sont des hommes et des femmes profondément attachés au service de la population mais dont les ordres divergent de ces idéaux. Sans ce dialogue, les incompréhensions, le sentiment d’injustice et d’impunité pour les deux camps grandiront et n’engendreront que de la haine, de l’intolérance et de l’irrespect. Nous sommes contre la construction d’un mur entre citoyens.

Les solutions ne viendront pas des gouvernements, pour lesquels la division est utile.

On pourrait leur reconnaître une devise : « Diviser pour mieux régner ».

Les solutions proviendront de ceux qui, de chaque côté de la barricade, souhaiteront un changement pour le bien de tous.

Il serait peut-être judicieux de reparler sérieusement de la police de proximité, une police de relations apaisées, en incluant dans le débat les policiers qui travaillent dans ces quartiers et les citoyens qui y résident.

Le Collectif Citoyens & Policiers